Skip to content

LA BOURNE (VERCORS)

Bonjour à tous.

Durant ces vacances dans le VERCORS, quelques sorties au coup du soir étaient prévues, redécouvrir cette belle rivière dévalant entre DROME et ISERE dans un décor superbe m’a transporté de plaisir.

Première sortie en ce 13 Août, direction l’amont du CAMPING DU PONT DE MANNE [ link ] où nous séjournons, le niveau de la rivière est très bas et le débit faible engendrent le colmatage du fond de galets par de vilaines algues filamenteuses, je retourne quelques pierres mais la faune aquatique est clairsemée, deux, trois heptagéniidés, un voire deux petits gammares, les éclosions sur ce secteur vont être très timides pensais-je.

Je m’assoies sur un gros galet, je scrute la rivière, j’attends un signe, les premiers insectes volent autour de moi, ça y est le premier rond de mes vacances, le poisson est posté derrière une branche qui affleure l’onde, le lancer doit être précis, le premier sera court, j’allonge le tir et au premier passage c’est la montée, le ferrage, le poisson est pendu, une petite truite d’une quinzaine de centimètres qui se décrochera dans ma main, je remonte la rivière mais plus rien ne sera visible malgré la présence d’insectes sur l’eau, première sortie, première truite, chouette!

LA BOURNE AMONT PONT DE MANNE

Deuxième sortie, cette fois j’explore le secteur en aval du village d’AUBERIVES, le constat est pire, les galets sont enfouis sous une couche d’algues vertes et brunes, durant ce coup du soir je ne verrai rien voler ni même un poisson moucher, la rivière semble vide de toute vie et je passerai mon temps à regarder batifoler les écureuils dans les arbres sans espérer un hypothétique gobage.

BOURNE AVAL AUBERIVES

Après ce triste constat, je décide de promener mes mouches en amont de PONT EN ROYANS, le secteur est plus encaissé, la rivière est plus torrentueuse, LA BOURNE ISEROISE est beaucoup plus propre, les veines d’eau sont multiples entre les rochers, chaque caillou peut cacher une truite, je rencontre un collègue moucheur dromois, nous entamons un petit brin de causette pendant que nous nous équipons, nous descendons vers la rivière, les insectes ne sortent pas encore et nous attendons dissimulés dans la végétation rivulaire.

Je remonte plus en amont pour laisser le secteur à mon acolyte d’un soir, les insectes commencent à éclore, des heptas et de petites BWO, il y en a tellement que certaines se cognent dans ma canne, la rivière en est couverte mais les gobages sont absents.

La nuit tombe vite dans les gorges et je retrouve le moucheur dromois qui me dit n’avoir fait qu’une petite truite et en rater une autre alors que je ferais un zéro pointé.

LA BOURNE AMONT DE PONT EN ROYANS

Ma sortie suivante c’est déroulée sur le secteur de CHORANCHES, en amont de la réserve de pêche de la passerelle métallique.

Je descends vers la rivière, celle ci n’est pas encore réveillée, il est 20H et les premières BWO voguent ailes en l’air et les premiers poissons se manifestent, je les laissent s’attabler tout en repérant les postes, maintenant les gobages sont bien présents, il est tant que je me mette en action, j’attaque un premier poisson, première dérive et premier raté, elles sont vraiment rapides, hélas le poisson est calé, je passe à une autre, le lancer puis le posé étant loin d’être discret, deuxième truite calée, il faut que je m’applique me dis-je!

D’autre truites sont à table, un beau gobage m’interpelle, je la vois monter régulièrement, elle a une belle silhouette, je lui pose ma mouche délicatement, elle monte pour s’en saisir mais mon ferrage est trop rapide et je lui retire la mouche du bec, c’est pas ma soirée.

L’obscurité est quasiment totale, je préfère en rester là, la rivière s’est montrée très belle, des gobages, des insectes, mais j’ai été vraiment mauvais et je paye cash mon manque de pratique sur ce type de rivière, bien différent de ce chalkstream qu’est LA SEINE.

LA BOURNE A CHORANCHES

Dernière sortie pour ce séjour dans le VERCORS, retour sur le secteur où j’ai été si maladroit et montrer à ces truites de LA BOURNE que si elles avaient gagnées une manche je pouvais prendre ma revanche.

Arrivé sur les lieux vers 19H, la rivière est encore calme, j’en profite pour fumer une cigarette assis sur un gros caillou, j’attends les premiers gobages, mon fouet et mon bas de ligne sont prêts à en découdre pour cette dernière.

Les premiers ronds font leur apparition, les truites sont bien en poste, les BWO sont présentes en nombre, je commence à attaquer les bougresses.

Collé à la berge en face, trois truites sont à table, je commence par celle en aval, le lancer est précis, le gobage, un ferrage prompt, la truite est pendu, une jolie d’une quinzaine de centimètres, un petit bisou et retour à l’eau, cette capture aura pour effet de caler ses copines du poste.

Je m’attaque à une autre truite qui gobe régulièrement, la dérive est naturelle, la truite est leurrée, elle est du même gabarit, je continue ma prospection vers les truites gobeuses ce qui me permettra d’en capturer encore une de même acabit.

Ces gentilles filles retrouveront leur élément liquide rapidement, chaque capture calera les voisines du poste systématiquement.

Maintenant la nuit est tombée sur les gorges, je ne vois plus grand chose et les truites ont cessées de gober, je rentre heureux d’avoir pris une petite revanche.

LA BOURNE A CHORANCHES BIS

HALIEUTIQUEMENT VOTRE!

Published inRecits Peche Moucheriviere